• Les perspectives d'évolution
….d'une industrie en phase avec les grandes tendances de la société.



L'immense majorité des produits que les consommateurs trouvent dans les rayons des magasins ont été préalablement transportés dans des emballages en carton ondulé.


Aujourd'hui d'extraordinaires perspectives s'ouvrent pour cette industrie, en raison d'une part de l'ouverture des marchés, marchés émergents, commerce international, d'autre part des atouts du carton ondulé.
Des développements importants ont lieu dans les secteurs de la palette, des grands emballages industriels et des systèmes complets, mais aussi dans les secteurs des emballages primaires, de la PLV, des présentoirs et des petits emballages à haute valeur ajoutée. Le carton ondulé, matériau adapté aux nouveaux défis de notre société, peut se développer sur de nouveaux marchés.






La logistique et la supply chain

L'emballage en Carton Ondulé dans la supply chain

Un emballage ou un suremballage est une partie d'une chaîne logistique globale. Cette vision globale met en lumière toutes les fonctions, toutes les contraintes, tous les impacts. La modification d'un paramètre de l'emballage peut avoir des conséquences nombreuses. Une telle analyse ne s'arrête d'ailleurs pas au stade de la consommation, puisqu'elle doit également prendre en compte le devenir après usage de l'emballage.

Protéger le produit contre les agressions de toutes natures, éviter le gaspillage, regrouper, stocker, transporter, distribuer, servir, ranger, informer, communiquer, séduire, être utile, avant, pendant et même après usage : La conception d'un emballage doit impérativement prendre en compte le système complet d'emballage et la chaîne d'approvisionnement complète.

Conception : Du fait de la diversité des produits emballés, il ne peut exister de cahier des charges types d'emballages en carton ondulé. Chaque cahier des charges est l'expression fonctionnelle des besoins et doit donc être élaboré en concertation avec le fabricant d'emballages. Ainsi seront clairement établies les fonctions attendues de l'emballage le long de la supply chain.
  1. Les caractéristiques du contenu
    Les caractéristiques du contenu déterminent celles de l'emballage, afin que celui-là ne subisse aucune atteinte, aucune altération tout au long de la chaîne. Le produit sera ainsi protégé contre les agressions mécaniques, climatiques, physico-chimiques et bactériologiques.

  2. Les contraintes issues de la réglementation
    Elles diffèrent suivant les produits : matières dangereuses, produits alimentaires, produits pharmaceutiques, etc.

  3. La fabrication de l'emballage :
    L'emballage optimisé comportera le " juste nécessaire " de matière : carton ondulé, colle, etc. lui assurant les qualités mécaniques requises pour un produit et un cycle de vie donnés. Une excellente productivité des machines participera à l'optimisation des process de fabrication des emballages.

  4. Les mode de remplissage et de conditionnement :
    Par opposition au vrac, les produits sont emballés par quantités ou unités de poids ou de volume, sur des machines de conditionnement à grande vitesse.

  5. Le stockage des emballages complets et pleins
    Ils sont ensuite regroupés pour constituer des unités de plus en plus grandes (charges palettisées ou conteneurs) aptes au stockage, à la manutention mécanisée, au transport routier, ferroviaire, maritime ou aérien. Palettisation et stockage en racks dans des plates-formes logistiques sont aujourd'hui des constantes de la gestion des approvisionnements. Les espaces de stockage, la stabilité attendue des charges, la conservation des produits, sont à considérer dès la conception.

  6. Les transports
    Idéal, l'emballage en carton ondulé peut épouser les formes du contenu tout en s'adaptant parfaitement aux tailles des palettes et des camions. Un exemple: un plateau pour fruits et légumes en carton ondulé adaptera sa 3ème dimension, la hauteur, au calibre de la récolte, pour permettre un remplissage optimal des espaces logistiques. Au regard de la consommation des ménages de fruits et légumes, cette possibilité inhérente au carton ondulé économise des millions de trajets camions chaque année sur les routes.

  7. L'utilisation des produits emballés sur le lieu de vente
    Les unités de transport sont "éclatées" (cross docking, par exemple) pour constituer des unités de distribution adaptées à la mise en place rapide et à la présentation sur le lieu de vente.
    Tour à tour unité de transport, de stockage puis de distribution, l'emballage en carton ondulé multifonctionnel peut en effet être conçu comme unité de vente, facilement transportable par le consommateur, pratique dans son usage, dans sa capacité à servir plusieurs fois, à s'ouvrir, se refermer, se ranger ; apte à prolonger la durée de vie des produits périssables, préservant les propriétés des produits les plus sensibles.




  8. L'impression d'identification et de logistique
    Tout emballage est un support d'informations légales. Emballage primaire, il doit afficher clairement la "carte d'identité" du produit qu'il protège : composition, quantité, volume, pays d'origine, date limite d'emploi, précautions d'utilisation, informations relatives à la sécurité (en particulier des enfants) ainsi que toute autre information utile. Emballage de transport, il devient l'unité logistique de base et vecteur de traçabilité. Codes barres, étiquettes RFID, le carton ondulé est apte à toutes les technologies.

  9. Le Design : volume et décor
    Fabriqué, mis en volume, rempli et fermé, l'emballage devient également support de communication. Il est à la fois le reflet du produit qu'il protège et son "media", sa valorisation, son présentoir.

  10. Les emballages usagés dans la boucle de valorisation :
    Lors de sa fin de vie, le carton ondulé participe à un cercle vertueux : le recyclage.
    Dès la conception, l'emballage pourra tenir compte de la logistique retour, des circuits de collecte, du transport-retour vers le recycleur. Par exemple, la facilité de remise à plat des emballages, la qualité des balles d'emballages usagés, contribueront aux progrès du recyclage effectif. Les technologies de recyclage existent, elles sont éprouvées, opérationnelles et rentables. C'est une grande force de cette filière.






Le carton ondulé et le respect de l'environnement

  • Qualité environnementale de l'emballage :

    L'emballage ou le "mieux emballer" est un facteur clé de prévention. Il n'existe et n'a de sens que par rapport au produit qu'il emballe. Grâce aux emballages, la quasi-totalité des produits parvient chez l'utilisateur dans un parfait état de conservation, ce qui n'est malheureusement pas le cas dans les pays où l'absence d'emballages et le recours au vrac entraînent une perte de produit qui peut dépasser les 50%. Plus de 30% de produits alimentaires sont avariés ou détruits chaque année dans le monde par manque d'emballages ! (source: F.A.O. - Food and Agriculture Organization).

    Les qualités environnementales de l'emballage en carton ondulé sont déjà inscrites dans la nature même de sa matière première naturelle et renouvelable : la cellulose.
    Réutilisable si nécessaire, biodégradable, compostable, recyclable et largement recyclé, incinérable avec récupération d'énergie ou de vapeur, le carton ondulé présente toutes les caractéristiques requises pour répondre aux exigences d'un emballage au regard de la fin de vie. Dans l'intervalle, il a su répondre aux exigences de la fabrication et du conditionnement, des circuits logistiques et de la mise en rayon, avant d'être valorisé à son tour.






  • Le développement durable :

    Lorsque la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, se réunit en 1987, elle rappelle qu'il nous faut non seulement nous soucier "des effets de la croissance économique sur l'environnement" mais également "nous inquiéter des agressions de l'environnement (...) sur nos perspectives économiques". La notion de "développement durable", qui recueillera un large consensus, est née. Il s'agit d'un réel "processus de changement dans lequel l'exploitation des ressources, le choix des investissements, l'orientation du développement technique ainsi que le changement institutionnel sont déterminés en fonction des besoins tant actuels qu'à venir".

    Désormais, il faudra faire acte de prévention et limiter l'impact des process et des produits tout au long de leur cycle de vie - du "berceau (extraction des matières premières) jusqu'à la tombe (élimination des déchets)".

    Le 10 décembre 1990, douze pays de la CEE et de l'AELE dressent les contours d'une structure de travail concernant le système de normalisation européenne de l'emballage. La création du CEN/TC 261 "Emballage" est de nature à fournir un complément utile dans l'harmonisation de nouvelles règles du jeu environnementales - en liaison avec le projet de directive européenne alors en cours.

    La première référence normative voit le jour, le 29 juin 1993. Le Conseil des Communautés européennes adopte une démarche globale de management environnemental et d'audit par le biais du règlement EMAS (Système de Management Environnemental et d'Audit).

    Les normes ISO 14000 qui portent sur le mode de production et mesurent la capacité d'une industrie à minimiser ses impacts sur l'environnement (eau, air, sol, bruit...) viennent avec le Management environnemental former une "boucle d'amélioration continue".

    Parallèlement, la directive européenne du 20 décembre 1994 (94/62/CE) relative aux emballages et déchets d'emballages dresse un catalogue de mesures "visant, comme première priorité, la prévention des déchets d'emballages et, comme autres principes fondamentaux, la réutilisation des emballages, le recyclage et la réduction de l'élimination finale de ces déchets". On attend de chaque emballage qu'il soit utile, efficace, qu'il assure une protection maximale du produit qu'il contient et qu'il ait de surcroît un impact limité sur notre environnement. Chaque Etat membre est invité à prendre des actions de prévention et de valorisation concernant l'emballage et les déchets d'emballages.

    Simultanément, le grand principe "pollueur-payeur", inscrit dans le Traité d'Amsterdam, se traduit par l'instauration de la responsabilité du "producteur" dans cette directive.

    Pour la France, le Décret n° 98-638 du 20 juillet 1998, "relatif à la prise en compte des exigences liées à l'environnement dans la conception et la fabrication des emballages" est la transposition des différentes exigences essentielles de la directive 94/62 :

    • exigences portant sur la fabrication et la composition de l'emballage,
    • exigences portant sur le caractère réutilisable ou valorisable (par recyclage des matériaux, valorisation énergétique, compostage et biodégradation) d'un emballage.

VALORISATION
La transposition se traduit dans les différents Etats membres par la mise en place de systèmes "reprise/valorisation" (en France Eco-Emballages, par exemple...), et par une accélération des travaux de normalisation de l'emballage en relation avec l'environnement.
Le carton ondulé est valorisé par définition puisqu'il est la matière première des emballages à venir.
Le taux d'utilisation des fibres recyclées dans la production de papier pour carton ondulé est un des plus élevés au monde : 89 % !
Depuis plusieurs années, un débat au niveau européen a lieu pour essayer de hiérarchiser différentes approches de sauvegarde de l'environnement. Ainsi, certains se demandent s'il est plus intéressant de réutiliser un emballage ou de le recycler. Afin de mettre à bas certains préjugés, l'ONDEF a démontré l'ineptie de la réutilisation sur certains marchés. De même, de nombreuses études ont démontré qu'il était tout à fait illégitime de privilégier à priori une des deux approches. Aucune hiérarchisation n'est possible. Il s'agit bel et bien de deux opportunités environnementales.





PREVENTION
La notion de prévention apparaît officiellement puisque la transposition des exigences essentielles porte sur la fabrication et la composition de l'emballage : économie de matière, moindre impact des déchets d'emballages en fin de vie, absence de métaux lourds, valorisation, etc. En fixant un cadre réglementaire régissant plus particulièrement la fin de vie des emballages, cette Directive conduit à concevoir en intégrant au départ "la réduction de l'impact global sur l'environnement". L'éco-conception s'impose dans l'univers de l'emballage.

Le respect des exigences essentielles est une obligation légale en France depuis le 1er janvier 2000.

"IPP" ou "éco-efficacité"
L'Integrated Product Policy (IPP) ou "éco-efficacité" est une démarche environnementale qui englobe l'ensemble du cycle de vie des produits, "du berceau au tombeau" (extraction et traitement des matières premières ; fabrication, distribution, usage et consommation des produits ; gestion des déchets tout au long du cycle de vie des produits) afin de réduire leur impact.

Cette approche est aujourd'hui considérée comme nécessaire pour contribuer au développement durable. L'objectif global de l'IPP est d'améliorer l'utilisation efficace des ressources (réduction à la source) et de réduire l'impact environnemental de la consommation finale des biens et services. C'est une politique générale qui invite explicitement à modifier et améliorer la performance environnementale des produits. IPP se rapporte aux "produits", à "l'environnement", au "cycle de vie du produit".

L'emballage en carton ondulé, auxiliaire du produit qu'il protège, de par son origine naturelle renouvelable et sa nature recyclable, accompagne la dynamique du développement durable.

Le carton ondulé optimise les impacts économiques et environnementaux. Voilà pourquoi il est le leader incontesté pour le transport, la logistique, la supply chain.